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nui a pensé rommo mon frèiv, et qui a vu (|uo c\'(ai( If seul moyen de rélablir les alVaires. Vous devez bien penser que cela ne transpire pas ; ce que je puis vous dire, c'est que madame de Chàteauroux paraît plus contente d'elle dans ce moment. Il est facile de voir qu'elle a plus de crédit; et, quanta moi, je puis vous assurer que je suis fort aise en mon particulier qu'elle s'en serve aussi avantageusement.
Voilà donc le vœu de mon frère exaucé ! Et j'ai peine à croire que madame de Châteauroux n'en ait pas eu connaissance. Elle est enfin parvenue à donner une volonté au roi : ce n'est point un petit ouvrage, on doit lui en avoir obligation. Mandez-moi ce que vous pouvez savoir de particulier sur cet objet, pourvu que cela ne soit pas une vaine espérance qui s'évanouisse comme tant d'autres. Si le roi fait cette première démarche, il faut espérer que l'impulsion une fois donnée subsistera quelque temps. On assure qu'elle a employé les plus grands moyens pour réussir; cela fait l'éloge de son adresse et de son esprit.
N'oubliez pas qu'il faut que mon frère obtienne quelque chose, et qu'il est temps, plus que jamais, de penser à cela. Il faut un département à un homme qui a envie de bien faire, et qui veut servir ses amis.
4lG LETTRES.
11 est question de M. de Belle-Isle; mais on ne sait pas encore s'il sera employé : il est bien avec madame de Chàteanroux, et c'est un préjugé en sa faveur. En tout cas, il a du talent, et, s'il était moins confiant, il en aurait peutêtre davantage. Mon frère vous fera part des grandes nouvelles politiques : car, pour moi, je ne puis aujourd'hui que me livrer à mon amitié pour vous et vous en assurer pour la vie-