‹ Œuvres complètes de Mme Cottin (volume 5)Chapitre 19 sur 98 · XXXVII · texte numérisé non relu

XXXVII

ces jeux rlu monde, ce sont se^ délices ; ce ce que vous blâmez dans ces femmes, c'est de la noblesse ; dans ces jeunes gens , c'est delà grâce-, tout cela fait essenliellemeat partie du bon ton. Or, le bon ton es f aux manières ce que le bon goût est aux productions de l'esprit. C'est le bon sens des petites choses, c'est le sentiment exquis des plus petites nuances , âes plus légères convenances : sublime renversemi nt î qui a pu faire toutes les choses petites si grandes, toutes les choses grande^ si petites! cercle ravissant d'aimables faussetés, d'ingénieuses illusions.

Cependant Madame Cottin ne pouvait pas croire que de si doux mensonges fussent au-dessus de la vérité , que tant de magie valut mienx que la nature. Tous ces beaux salons l'ennuyaient, l'air solennel et maniéré de ces dames lui déplaisait, les jeunes gens avec leur ton tout à la fois léger et important, la révoltaient. Tandis que nous sommes enfermés ici , .disaitelle, voyez ce beau soleil , cet air pur. Ah ! que ne suis-jc plutôt dans les champs î que ne puis-je revoir 1rs lieux chéris de mon enfance, ces bois, ces ruisseaux, ces vergers ileui'is !

Madame Cottin ayant eu l'amour à

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