XLI
un. événement qui devait avoir éveillé 1 attention des villageois. « Eli î mais, îiion Dieu, oui, s'écria la femme; je me rappelle cela, j) Et elle nous montra à quelque distance, le château d'un propriétaire qui s'étai t tué parce qu'il soupçonnait sa femme d'avoir conçu de l'attachement pour un homme dont il était l'ami parliculier.
S<>n mari la gronda cravoir tenu un pareil propos , et je trouvai cette délicatesse au-dessus de ce qu'on doit attendre d un simple villageois. La femme baissa les yeux sans rien répondre, et comme le châleau dii mari suicidé n'était pas celui que nous cherchions, nous fûmes obligés de retourner à notre auberge dans le vil- ]nge. Dépourvue de beauté, dit dans un endroit lady Morgan , n'ayant presqu'aucune de ces grâces qui en tiennent lieu, madame Cottin inspira deux passions ardentes et fatales, qui ne finirent qu'avec ]a vie de ceux qui les avaient conçues. Son jeune paient, ]\I. D***, se tua d'un coup de pistolet, dans son jardin; et .son rivale sexagénaire, et non plus heureux, M. ^**, s'emj)oisonna de bonite, d!t-on, d'éprouver une passion san:^ espérance, et qui ne convenait pas à son àgc.
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T)âns l'espace de huit ans , madame CotlJn a publié cinq romans , la Prise de Jéricho , qui parut en 1802, dans les mélanges de lit t( rature de M. Snard, doit être considéré comme le premier ouvrage de cette femme célèbre, quoique nous ne sachions pas précisément à quelle époque il fut composé. C'est un petit poëme enprose qui se distingue par le style et par les détails, mais dont le plan est faiblement tracé et dont les situations principales manquent de vraisemblance. C'était sans doute une de ces ébauches que faisait madame Cottin dans le mvstère, avant que ses amis lui eussent révélé à ellemême son génie, et à laquelle elle avait mis plus tard la dernière main, u Au mérite d'une action intéressante , dit JNI. Suard , de la peinture fidèle et animée des sentimcns et des mœurs , ce poëme en réunit un autre qui suppose beaucoup de goût : c'est celui d'avoir imité avec vérité, mais sans aucune exagération, le style figuré qu'on appelle oriental, el qui caractérise les écrits qui nous restent da peuple Juif. » Le tort de l'auteur est d avoir introduit l'amour dans un sujet qui ne pouvait en comporter, ni par la durée prescrite de raclioU; ni