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terme de ce long pèlerinage? comment pourra-t-elle surmonter tant d'obstacles insurmontables? Une invisible main la mène et la conduit : d'abord manifestée à elle sous la forme dun pieux missionnaire , elle se retire dans le sein d'une mort chrétienne, comme pour faire une dernière épreuve de l'excellence de son âme, et ne se montre plus à l'infortunée Elisabeth, que dans la force qu'elle lui donne de mesurer, sans en être eflrayée, la profondeur des misères humaines.
Quel lecteur n'a pas mouillé de ses larmes les pages où revivent les malheurs de cette infortunée! Nous tombons tous avec tlle aux pieds du prince magnanime qui va prononcer la grâce de son père -, avec elle nous embrassons ses genoux ; avec elle nous bénissons sa clémence. Relève-toi , heureuse Elisabeth , ton père est libre. Les pleurs joyeux de la reconnaissance brillent où coulaient naguère les larmes amères de l'infortune.
Le style de ^îadame Cottiii est phis descriptif dans le roman d'Elisabeth que dans SCS autres ouvrages: l'auteur peint d'unt^ manièjc large et pittoicsque Je va-te tableau des hivers du nord-, il semble avoir porté dans &c& descriptions quel-
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que cliose cle la sombre mélancolie de ce^ 'climats, qui semblent encore disputer au chaos une existence toujours menacée. Il y a dans ses pensées, dans ses images , dans ces expressions , quelque chose de ce vague ossianique qui plaît à l'imagination. Ces nuages qui pèsent sur la terre , sont chargés de l'ombre de ceux qui riiabitèrent; c'est la voix douce de ceux que nous avons aimés, qu'apporte à notre oreille un vent frais et raflraîchissant ; les éicmens déchaînes se livrent dans les airs les combats qui avaient ensanglanté la terre ; la tempête a sonné l'heure du carnage; les fantômes amoncelés se heurtent avec un "bruit épouvantable : des quatre points de l'horizon s'avancent leurs colonnes nébuleuses; les échos redisent les plaintes des mourans et l'orgueil des vainqueurs.
On ne saurait pas que Madame Cottin faisait des poésies erses sa lecture habituelle, qu'il suflirait de lire ses ouvrages pour connaître l'espèce de prédilcctimi qu'elle avait pour les compositions souvent trop montitones, mais toujours si pitoresqucs des Calédoniens. Il est évident que, lorsque dans Mahina y M. Prior propose à mistriss Birton de lui lire quelques morceaux des poésies erses qu'il sV*t