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civilisation , de celui qui avait peiielré jusque clans les moindres replis du cœur liumaiu ; qui avait mis eu jeu toutes ses passions; qui avait puisé dauâ toutes les
trop dénué du génie poétique pour avoir inventé une seule des beautés réelles semées au milieu des productions informes de Tancien barde Quand a l'âge qu'il faut assigner aux poeraçs d'Ossian , ainsi qu''a lï véritable patrie de Tautcur , les opinions les plus contraires sur ce sujet peuvent également contenir qxielque chose de vrai. L'existence d'un barde nommé Oisin ou Oysian , fils d'un chef des guerriers , noramé Fion Mac-Conl f Fion, fils du Coulj, pourrait ■bien remonter au cinquième, ou même au deuxième siècle de 1 ère vulgaire : quelques portions des chants d'Oisin , qui, sur divers point de fait, coïncident admirablement avec les Sagals Scandinaves, se sont probablement conservés dans la même langue des Bardes ses successeurs^ mais beaucoup de poèmes très-postérieurs à ce véritable Ossian aurout été décorés de son nom, comme les faux orphiques ont reçu celui d'Orphée. Il faut même que plusieurs poèmes soient postérieurs à l'introduction du christianisme, et même aux siècles de la chevalerie , ou du moins qu'ils aient subi , postérieurement a ces époques , de fortes altérations. C'est la seule su])position qui puisse expliquer comment il s'y trouve des allusions a des idées trop relevées et a des mœurs trop rafrtnces'pour une nation •auvage comme les anciens Calédoniens relaient. Cette teinture de civilisation moderne est l'argument le plus fort que les anti-ossianiques aient produit contre l'authenticité des pièces galliques; c'est le point auquel M. Orafcaiu, l'avocat le plus habile du p.iili os.-tianiquc , lépoxid de la inîtuerè la moins sft- «<s^:«isanle.