‹ Œuvres complètes de Mme Cottin (volume 5)Chapitre 41 sur 98 · LXXXII · texte numérisé non relu

LXXXII

Homère; elle sentait combien il y avait loin du poète qui n'avait exprime que les premiers scntimens du poète encore garottc dans les premiers langes de la

tlienticité des poëraes d'Ossian , par M. Henry Macliensie, publié an nom «le la société : les poëmcs d'Ossian dans l'original gallique, avec une traduction latine littérale, par M. Maclarlan , accompagné© d'une dissertation sur l'authenticité des poèmes d'Ossian , par le baronnet sir John Sinclair, etc. , puLli« sous la sanction de la société de la Haute-Ecosse , 3 vol. in-octavo. Le résultat de toutes ces disons • sions paraît .s'éloiguer également de l'opinion d« ceux c£ui regardent les poèmes d'Ossian comme des ouvrages iuiaginaires, supposés par Macpherson , c( de l'opinion de ceui qui leur accordent sans tcstriction le degré d'authenticité et d'antiquité que cet éditeur leur attribua lors de la publication de la traduction en prose qu'il en a donnée. Il a été démontré qu'il exista réellement, du temps de Macpherson, et qu'il existe encore des vieillards de la Haute- Ecosse, surtout des lies Hébrides, qui savaient par CŒur un grand nombre d'anciens chants héroïques , constrvésqjar tradilioii. Mais ces chants, semblables, sous plusieurs ra|>[>orls , aux chants des Islandais et des autres peuples Scandinavicns , oflraient un langage plus simple, yïus rude, quelquefois aussi plus obscur que ses imitations libres que Macpherson a données a tort pour des tran'uclions. Les images de l'original, plus concises et ])lus brutes, ont souvent reçu de la main du ir.iducleur une sorte de vernis moderne , qui, en les faisant ressembler à tles passages d'Iîomèie ou de Virgile, a fourni un argument spécieux contre leur authenticilé. Voila jusqu'où s'étend U supercherie lilt«rair« d* Macpher6on j mais il «l*;l

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