‹ Œuvres complètes de Mme Cottin (volume 5)Chapitre 45 sur 98 · LXXXVI · texte numérisé non relu

LXXXVI

ee 'qu'elle s'étonnait de retrouver en eîlp, des conceptions simples et naturelles, une expression qui n'avait rien d'affecté, des images teintes des couleurs du sujet, des pensées nées du sein même des choses.

Ce serait mal connaître le caractère de son talent et la tournure de son esprit que de la mettre au nombre de ces écri* vains qui, dédaignant le mouvement rétrograde de la conversion , ont juré ^Ic vivre et de mourir dans l'impénilence finale de la mélancolie et des senlimcns d'outre-mer et d'outre-raison. Il faudra bien surtout se garder de la confondre avec ses esprits exaltés dont les idées, converties en images, prennent, dans l'incandescence deleur imagination, la chalcurct les couleurs du sentiment. Il est passé ïr. tems où quelques admirateurs trop faciles s'étaient imaginé que ce n'était qu'au fond des abîmes d'une profonde mélancolie qu:» les pensées liantes et larges avaient lenr source; il est depuis long-tems divulgn»» le secret de livrer ses idées aux emportemens d'un style exalté ; de vieillir fexpression par la pensée, tout en croyan' rajeunir la pensée par l'expression ; de doimer à .sa prose caduque et goûteuse i i -marebc fière et imposante de Bossuct • de

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