‹ Œuvres complètes de Molière avec des notes de tous les commentateursChapitre 1065 sur 1284 · L'AMOUR, PSYCHÉ · texte numérisé non relu

L'AMOUR, PSYCHÉ

l'amouk.

Quand vous leur ferez voir ce bienheureux séjour , De ces trésors faites-leur cent largesses , Prodiguez-leur caresses sur caresses ; Et du sang, s'il se peut, épuisez les tendresses.

Pour vous rendre toute à l'Amour.

Je n'y mêlerai point d'importune présence.

Mais ne leur faites pas de si longs entretiens : Vous ne sauriez pour eux avoir de complaisance Que vous ne dérobiez aux miens.

PSYCHÉ

Votre amour me fait une grâce

Dont je n'abuserai jamais.

l'amour.

Allons voir cependant ces jardins, ce palais. Où vous ne verrez rien que votre éclat n'efface. Et vous , petits Amours , et vous , jeunes Zéphyrs , Qui pour armes n'avez que de tendres soupirs. Montrez tous à l'cnvi ce qu'à voir ma princesse

Vous avez senti d'allégresse.

toftv»A»«»*

TROISIEME INTERMEDE

Il se fait une entrée de ballet de quatre Amours el i|ualre Zéphyrs, interrouipue deux fois par un Uialogu* (iiaulé par un Amour et un Zépliyr.

L'AiMOUR, PSYCHÉ.

LE ZÉPIIVR.

Aimable jeunesse ,

Suive/, la tendresse;

Joignez aux beaux jours La ilouccur des Amours.

C'est pour vous surprendre

Qu'on Aous fait entendre Qu'il faut éviter leurs soupirs i:t craindre leurs désirs :

Laissez-vous apprendre

Quels sont leurs plaisirs.

ILS CnV.\TENT ENSEMBLE.

Cliatun est obligé d'aimer

A son tour; lit plus on a de quoi cbarmer, Plus ondoil à l'Amour.

Page 1