‹ Œuvres complètes de Molière avec des notes de tous les commentateursChapitre 1087 sur 1284 · OCTAVE, SILVESTRE · texte numérisé non relu

OCTAVE, SILVESTRE

OCTAVE

Ail! fâcheuses nouvelles pour un c^ur amoureux ! dures extrémités où je me vois réduit! Tu viens, Silvestre, d'apprendre au port que mon père revient?

SII.VESTRE.

OCTAVE

Qu'il arrive ce matin même?

SILVESTRE

Ce matin même.

OCTAVE

i:t qu'il revient dans la résolution de me marier '

SII,VKSTRE.

Oui.

OCTAVE

Avee une fille du seigneur Géronle ?

SILVESTRE

Du seigneur Géronte.

OCTAVE

Et que cette fille est mandée de Tarcnte ici pour

cela?

SILVESTBE.

(lui.

OCTAVE

Et tu tiens ces nouvelles de mon oncle?

SILVESTBE.

De votre oncle.

A qui mon père les a mandées par une lettre?

SILVESTRE

Par une lettre.

OCTAVE

Et cet oncle , dis-tu, sait toutes nos affaires?

SILVESTRE

Toutes nos affaires.

OCTAVE

Ah! parle, si tu veux, et ne te fait point, de la sorte , arracher les mots de la bouche.

SILVESTRE

Qu'ai-je ;i parler davantage? vous n'oubliez aucune circonstance , et vous dites les choses tout jiislenient comme elles .sont.

OCTAVE

Conseille-moi, du moins, et me dis ce que je dois faire dans ces cruelles conjonctures.

SILVESTRE

Ala foi, je m'y trouve autant embarrassé que vous; et j'aurais bon besoin que l'on me conseillât moimême.

OCTAVE

le suis assassiné par ce maudit retour.

SILVESTRE

lo ne le suis pas moins.

T,cir>;Miic mon jièrc apprendra les choses, je vais

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