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LES FOURBERIES DE SCAPIN

voir fondre sur moi un orage soudain d'impétueuses véprimandes.

SILVESTKE.

Les réprimandes ne sont rien ; et plût au ciel que j'en fusse quitte à ce prix ! mais j'ai bien la mine , pour moi , de payer plus cher vos folies, et je vois se former, de loin, un nuage de coups de bâton qui crèvera sur mes épaules.

OCTAVE

O ciel ! par où sortir de l'embarras où je me trouve ?

SILVESTEE.

C'est à quoi vous deviez songer avant que de vous y jeter.

OCTAVE

Afcî.tu me fais mourir partes leçons hors de saison.

SILVESTRE

Vous me faites bien plus mourir par vos actions étourdies.

OCTAVE

Que dois-je faire? Quelle résolution prendre? A quel remède recourir ?

OCTAVE, SCAPIN, SILVESTRE

SCAPIN

Qu'est-ce , seigneur Octave ? Qu'avez-vous ? Qu'y a-t-il?Que! désordre est-ce là? Je vous vois tout troublé.

OCTAVE

Ali ! mon pauvre Scapin , je suis perdu ; je suis désespéré; je suis le plus infortuné de tous les hommes.

SCAPIN

Comment ?

OCTAVE

N'as-tu rien appris de ce qui me regarde ?

SCAPIN

Non.

OCTAVE

Mon père arrive avec le seigneur Géronte, et ils me veulent marier.

SCAPIN

Eh bien ! qu'y a-t-il là de si funeste ?

OCTAVE

Hélas ! tu ne sais pas la cause de mon inquiétude ?

SCAPIN

Non ; mais il ne tiendra qu'à vous que je la sache bientôt , et je suis homme consolatif , homme à m'iutéresser aux affaires des jeunes gens.

OCTAVE

Ah ! Scapin , si lu pouvais trouver quelque inven-

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