‹ Œuvres complètes de Molière avec des notes de tous les commentateursChapitre 1098 sur 1284 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

GÉIIONTE, LÉANURK.

GKRONTE.

Ce que je veux dire [tar là ?

ABGANTE.

Oui.

GÉnONTE.

Que si vous aviez, en brave père, bien morigéné votre fils, il ne vous aurait pas joué le tour qu'il vous a fait.

AHGANTE.

Fort bien. De sorte donc que vous avez bien mieux morigéné le vôtre?

GÉBONTE.

Sans doute; je serais bien fâché qu'il m'eût rien fait approclianl de cela.

ARGANTE

Et si ce fils , que vous avez , en brave père , si bien morigéné, avait fait pis encore que le mien? lié?

GÉaONTE.

Comment?

ARGANTE

Comment?

CÉROSTE.

Qu'est-ce que cela veut dire ?

AHGANTE.

Cela veut dire, seigneur Gcronte, qu'il ne faut pas être si prompt à condamner la conduite des autres ; et que ceux qui veulent gloser doivent bien regarder chez eux s'il n'y a rien qui cloche.

GÉRONTE

Je n'entends point cette énigme.

ABGANTE.

On vous l'expliquera.

GÉRONTE

Kst-ce que vous auriez ouï dire quelque chose de mon fils?

ARGANTE

Cela se peut faire.

GÉRONTE

Et quoi, encore?

ARGANTE

Votre Scapin,dans mon dépit, ne m'a dit la chose qu'en gros, et vous pourrez de lui, ou de quehpie autre, être instruit du détail. Pour moi , je vais vite consulter un avocat, et aviser des biais que j'ai à prendre. Jusqu'au revoir.

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