‹ Œuvres complètes de Molière avec des notes de tous les commentateursChapitre 1097 sur 1284 · GÉRONTE, ARGANTE · texte numérisé non relu

GÉRONTE, ARGANTE

GÉBONTE.

Oui, sans doute, par le temps qu'il fait, nous aurons ici nos gens aujourd'hui ; et un matelot qui vient de Tarcnte m'a assuré qu'il avait vu mon homme qui était près de s'embarquer. Mais l'arrivée de ma fille trouvera les choses mal disposées à ce que nous nous proposions ; et ce que vous venez de m'apprendre de votre fils rompt étrangement les mesures que nous avions prises ensemble.

ABGANTE.

Ne vous mettez pas en peine ; je vous réponds de renverser tout cet obstacle, et j'y vais travailler de ce pas.

GÉBONTE.

Ma foi , seigneur Argante , voulez-vous que je vous dise? l'éducation des enfants est une chose à quoi il faut s'attacher fortement.

ABGANTE.

Sans doute. A quel propos cela.'

GÉBONTE.

A propos de ce que les mauvais déporteraents des jeunes gens viennent le plus souvent de la mauvaise éducation que leurs pères leur donnent.

ABGANTE.

Cela arrive parfois. Mais que voulez-vous dire par là?

LES FOURBKRIKS DK SCAPIN , ACTE II, SCfcNP: III.

Page 1