‹ Œuvres complètes de Molière avec des notes de tous les commentateursChapitre 1202 sur 1284 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

CHBYSALE.

Est-ce donc qu'à l'âge où je me voi Je n'aurais pas l'esprit d'être maître chez moi ?

HENRIETTE

Si fait.

CBBVSÀLE.

Et que j'aurais cette faiblesse d'âme De me laisser mener par le nez à ma femme .'

RENBIETTE.

lié! non, mon père.

CHRVSALE.

Ouais ! Qu'est-ce donc que ceci ?

Je vous trouve plaisante à me parler ainsi !

HENRIETTE

Si je vous ai choqué, ce n'est pas mon envié.

CHRYSALE

Ma volonté céans doit être en tout suivie.

HENRIETTE

Fort bien , mon père.

CHRYSALE

Aucun, hors moi, dans la maison N'a droit de commander.

HENRIETTE

Oui ; vous avez raison.

CHRYSALE

C'est moi qui tiens le rang de chef de la famille.

HENRIETTE

D'accord.

CHBYSALE.

C'est moi qui dois disposer de ma Clle.

HENRIETTE

Hé! oui.

CHRYSALE

Le ciel me donne un plein pouvoir sur vous.

HENRIETTE

Qui vous dit le contraire .'

CHRYSALE

Et, pour prendre un époux, Je vous ferai bien voir que c'est à votre père Qu'il vous faut obéir, non pas à votre mère.

HENRIETTE

Hélas ! vous flattez là le plus doux de mes vœux ; Veuillez être obéi, c'est tout ce que je veux.

CHRYSALE

Nous verrons si ma femme à mes désirs rebelle...

CLITANDRE

La voici qui conduit le notaire avec elle.

CHRYSALE

Secondez-moi bien tous.

MARTINE

Laissez-moi. J'aurai soin De vous encourager, s'il eu est de besoin.

PIIILAMINTE , SOTIN, UN

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