MOUCHE
ARGAN
Oui. ,Te suis dans une faiblesse si grande, que cela n'est pas croyable.
BÉRALDE.
Voilà qui est fâcheux.
ABGAN.
Je n'ai pas seulement la force de pouvoir parler.
BÉBALDE.
J'étais venu ici , mon frère , vous proposer un parti pour ma nièce Angélique.
ABGAN, parlant avec emportement , et se levant de sa chaise.
Mon frère, ne me parlez point de cette coquine-Ià. C'est une friponne , une impertinente , une effrontée , que je mettrai dans un couvent avant qu'il soit deu.t jours.
BEBALDE.
Ah ! voilà qui est bien ! Je suis bien aise que la force vous revienne un peu, et que ma visite vous fasse du bien. Oh çà, nous parlerons d'affaires tantôt. Je vous amène ici un divertissement que j'ai rencontré, qui dissipera votre chagrin, et vous rendra l'âme mieux disposée aux choses que nous avons à dire. Ce sont des Égvptiens vêtus en Mores , qui font des danses mêlées de chansons, oii je suis silr que vous prendrez plaisir ; et cela vaudra bien une ordonnance de monsieur Purgon. Allons.
SECOND INTERMÈDE
Le frère du ni.ilade imaginaire lui amène , pour le divertir, plusieurs Egyptiens et Egyptiennes, velus eu Mores, qui font des danses entremêlées de chansons.