‹ Œuvres complètes de Molière avec des notes de tous les commentateursChapitre 232 sur 1284 · ACTE 1, SCENE II · texte numérisé non relu

ACTE 1, SCENE II

Une grande tendresse et des soins complaisants,

Peuvent, à son avis, pour un tel mariage,

Réparer entre nous l'inégalité d';lge ,

Elle peut m'épouser; sinon, choisir ailleurs.

Je consens que sans moi ses destins soient meilleurs;

Et j'aime mieux la voir sous un autre hyménée,

Que si contre son gré sa main m'était donnée.

SOARABELLE.

Eh! qu'il est doucereux! c'est tout sucre et tout miel!

ABISTE.

Enfin, c'est mon humeur, et j'en rends grâce au ciel.

Je ne suivrais jamais ces maximes sévères.

Qui font que les enfants comptent les jours des pères.

SGANABELLE.

Mais ce qu'en la jeunesse on prend de liberté Ne se retranche pas avec facilité ; Et tous ses sentiments suivront mal votre envie. Quand il faudra changer sa manière de vie.

ABISTE.

Et pourquoi la changer ?

SGAKABELLB.

Pourquoi ?

ABISTE.

Oui.

SGANABELLE.

Jencsai.

ARISTE

Y voit-on quelque chose oîi l'honneur soit blessé .'

Quoi! si vous l'épousez, elle pourra prétendre Les mêmes libertés que fille on lui voit prendre.'

ABISTE.

Pourquoi non ?

SGANABELLE.

Vos désirs lui seront complaisants, Jusques à lui laisser et mouches et rubans .'

ABISTE.

Sans doute.

SGANABELLE.

A lui souffrir, en cervelle troublée.

De courir tous les bals et les lieux d'assemblée ?

ABISTE.

Oui, vraiment.

SGANABELLE.

Et chez vous iront les damoiseaux ?

ARISTE

Et quoi donc'

SGANABELLE.

Qui joQront , et donneront cadeaux • ?

ABISTE.

D'accord.

SGANABELLE.

Et votre fenune entendra les fleurettes > .'

' A)oHnrrnnra(f(<ausigniliait,du temps de Molière, donner un repas,

' Il semble que les Undres discours des amants «ienl été nommai fleurettes , comme si celaient de pelilcs (leurs de rbelori-

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