‹ Œuvres complètes de Molière avec des notes de tous les commentateursChapitre 246 sur 1284 · ACTE II, SCE.NE IX · texte numérisé non relu

ACTE II, SCE.NE IX

« par quelque voie que ce soit, j'ai cru que je devais » plutôt vous choisir que le désespoir. >e croyez pas « pourtant que vous soyez redevable de tout à ma '■ mauvaise destinée; ce n'est pas la contrainte oij je « me trouve qui a fait naître les sentiments que j'ai ■■ pour vous; mais c'est elle qui en précipite le tc- « moignage, et qui me fait passer sur des formalités '• où la bienséance du sexe oblige. Il ne tiendra qu'à « vous que je sois à vous bientôt, et j'attends seule- " ment que vous m'ayez marqué les intentions de « votre amour, pour vous faire savoir la résolution « que j'ai prise; mais, surtout, songez que le temps « presse, et que deux cœurs qui s'aiment doivent " s'entendre à demi-mot. >■

EBGASTE.

Eh bien ! monsieur, le tour est-il d'original ? Pour une jeune fille elle n'en sait pas mal ! De ces ruses d'amour la croirait-on capable ?

VALÈRE

Ah ! je la trouve là tout à fait adorable. Ce trait de son esprit et de son amitié Accroît pour elle encor mon amour de moitié, Et joint aux sentiments que sa beauté m'inspire...

EBGASTE.

La dupe vient; songez à ce qu'il vous faut dire.

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