I.ÉLIE
Ah! ah!
MASCAim-LE.
Comme à ce mot s'augmente sa douleur ! 11 ne peut, sans mourir, songer à ce malheur.
ANSELME
Je sais que vous verrez aux papiers du bon homme Que je suis débiteur d'une plus grande somme; Mais , quand par ces raisons je ne vous devrais rien , Vous pourriez librement disposer de mon bien. Tenez , je suis tout vôtre , et le ferai paraître.
LÉLIE , s'eii allant.
Ah!
MASCARILLE
Le grand déplaisir que sent monsieur mon maître!
ANSELME
Mascarille, je crois qu'il serait à propos , L '•
Qu'il me fit de sa main un re^u de deuxjnots.^
MASCARILLE. ^'
Ah!
ANSELME
Des événements l'incertitude est grande.
MASCARILLE
Ah!
Faisons-lui signer le mot que je demande.
MASCARILLE
Las! en l'état qu'il est, comment vous contenter? Donnez-lui le loisir de se désattrister ; Elquandses déplaisirs prendront quelque allégeance, J'aurai soin d'en tirer d'abord votre assurance. Adieu. Je sens mon cœur qui se gonfle d'ennui , Et m'en vais tout mon soûl pleurer avecque lui. Ah!
ANSELME, seul.
Le monde est rempli de beaucoup de traverses : Chaque homme tous les jours en ressent de diverses; Et jamais ici-bas...