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ORA>TE, apcrcenant Éraste.
J'iivise un homme ici (|iii n'est pas ignorant ; Il pourra nous juger sur notre différend. [pelle
Marquis, de grâce, un mot, souffrez qu'on vous ap- ]'our être entre nous deux juge d'une querelle, ^
D'un débat qu'ont ému nos divers sentiments Sur ce qui peut marquer les plus parfaits amants. ^
"~^ ÉnASTE.
C'est une question à vi.ler difficile, Et vous devez chercher un juge plus habile.
OBAiVTF..
Non : vous nous dites là d'inutiles chansons.
Votre esprit fait du bruit , et nous vous connaissons ;
Nous savons que chacun vous donne ajuste titre...
F.nASTE.
Eh ! de grâce...
GEANTE.
En un mot , vous serez notre arbitre , Et ce sont deux moments qu'il vous faut nous donner.
CLiMÈNE,à Orante.
"Vous retenez ici qui vous doit condamner, Car enlin , s'il est vrai ce que j'en ose croire , Monsieur à mes raisons donnera la victoire.
ÉBASTE, à part.
Oue ne puis-je à mon traître inspirer le souci D'inventer quelque chose à me tirer d'ici !
ORANTE , à Climène.
Pour moi , de son esprit j'ai trop bon témoignage. Pour craindre qu'il prononce à mon désavantage.
( à Eraste. ) Enfin , ce grand débat qui s'allume entre nous , Est de savoir s'il faut qu'un ainant soit jaloux.
CLIMÈNE
Ou , pour mieux expliquer ma pensée et la vôtre. Lequel doit plaire plus d'un jaloux ou d'un autre.
OKANTE.
Pour moi, sans contredit , je suis pour le dernier.
CLIMÎiNE.
Et , dans mon sentiment, je tiens pour le premier.
OKANTE.
.le crois que notre cœur doit donner son suffrage A qui fait éclater du respect davantage.
CLIMÈNE
El moi , que si nos vœux doivent paraître au jour , C'est pour celui qui fait éclater plus d'amour.
CRANTE
Oui ; mais on voit l'ardeur dont une âme est saisie Bien mieux dans le respect que dans la jalousie.
CLIMENE.
Et c'est mon sentiment , que qui s'attache à nous Nous aime d'autant plus qu'il se montre jaloux.
ORANTE
Fi ! ne me parlez point, pour être amants , Climène . De ces gens dont l'amour est fait comme la haine ,