‹ Œuvres complètes de Molière avec des notes de tous les commentateursChapitre 291 sur 1284 · ACTE III, SCENE I · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE I

A te dire le vrai , cher marquis, il m'assomme; Notre cerf relancé va passer à notre homme , Qui croyant faire un trait de chasseur fort vanté , D'un pistolet d'atçon qu'il avait apporté. Lui donne justement au milieu de la tête. Et de fort loin me crie : Ah ! j'ai mis bas la béte ! A-t-on jamais parlé de pistolets, bon Dieu ! Pourcourreuncerf.' Pour moi, venant dessus le lieu J'ai trouvé l'action tellement hors d'usage , Que j'ai donné des deux,à'mdn clieval , de rage, Et m'en suis revenu chez moi , toujours courant, Sans vouloir dire un mot à ce sot ignorant.

ÉHASTE.

Tu ne pouvais mieux faire, et ta prudence est rare : C'est ainsi des fâcheux qu'il faut qu'on se sépare. Adieu.

DOKANTE.

Quand tu voudras nous irons quelque part , Oîi nous ne craindrons point de chasseur campagnard .

ÉRASTE, seul.

Fort bien. Je crois qu'enfin je perdrai patience. Cherchons à m'excuser avecque diligence.

' tin chien caiipt (inand II quitte la voie de la bOte, et prend les devants pour avoir I avantage sur elle. ( Dicl. des chasses. ) ' Drccar, piquevir renonimé. (.Vo/t' de Molière.) ' Revoir, retrouver la trace de la béte. ( Dirf. des chasses.) •i Gaulis, branches qui embarrassent le chasseur lorsqu'il pé- Dèlre dans les taillù. ( Dicl. da chasses. )

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