ALAIN, GEORGETTE
GEOBGETTE.
Jlon Dieu ! qu'il est terrible !
Ses regards m'ont fait peur, mais une peur liorrilile; Et jamais je ne vis un plus hideux chrétien.
ALAIN
Ce monsieur l'a fâché ; je te le disais bien.
GEOBGETTE.
Mais que diantre est-ce là , qu'avec tant de rudessse Il nous fait au logis garder notre maîtresse ? D'où vient qu'à tout le monde il veut tant la cacher , Et qu'il ne saurait voir personne en approcher.'
ALAIN
C'est que cette action le met en jalousie.
GEOBGETTE.
Mais d'où vient qu'il est pris de cette fantaisie?
ALAIN
Cela vient... Cela vient de ce qu'il est jaloux.
GEOBGETTE.
Oui ; mais pourquoi l'est-il ? et pourquoi ce courroux ?
ALAIN
C'est quelajalousie... entends-tu bien, Georgette, Est une chose... là... qui fait qu'on s'inquiète... Et qui chasse les gens d'autour d'une maison. Je m'en vais te bailler une comparaison , Afin de concevoir la chose davantage.
Dis-moi , n'est-il pas vrai, quand tu tiens ton potage. Que si quelque affamé venait pour en manger. Tu serais en colère , et voudrais le charger.'
GEOBGETTE.
Oui , je comprends cela.
ALAIN
Cest justement tout comme.
La femme est en efffet le potage de l'homme ; Et quand un homme voit d'autres hommes parfois Qui veulent dans sa soupe aller tremper leurs doigts , Il en montre aussitôt une colère extrême.
GEOBGETTE.
Oui ; mais pourquoi chacun n'en fait-il pas de même, Et que nous en \ oyons qui paraissent joyeax
MOIlinK.