‹ Œuvres complètes de Molière avec des notes de tous les commentateursChapitre 491 sur 1284 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

DON JUAN, SGANARELLE, RAGOTIN

DON JUAN, àSganarelle.

Quoi qu'il en soit, laissons cela, c'est une ba^calelle, et nous pouvons avoir été trompés par un faux jour, ou surpris de quelque vapeur qui nous ait troublé la vue. '; '•'''•-' >/--^

8GANAKELLE.

Kh ! monsieur, ne cherchez point à démentir ce que nous avons vu des yeux qjie joilcà. il n'est rien de plus véritable que ce^igne detête; et je ne doute point que le ciel, scandalisé de votre vie, n'ait produit ce miracle pour vous convaincre, et pour vous retirer de...

DON JUAN

Écoute. Si tu m'importunes davantage de tes sottes moralités, si tu me dis encore le moindre mot là-dessus, je vais appeler quelqu'un, demander un nerf de bœuf, te faire tenir par trois ou quatre, et te rouer de mille coups. M'entcnds-tu bien? sganauelle.

Fort bien, monsieur, le mieux du monde. Vous vous expliquez clairement ; c'est ce qu'il y a de bon en vous, que vous n'allez point chercher de détours : vous dites les choses avec une netteté admirable.

DON JUAN

Allons , qu'on me fasse souper le plus tôt que l'on pourra. Une chaise, petit garçon.

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