‹ Œuvres complètes de Molière avec des notes de tous les commentateursChapitre 571 sur 1284 · I.'éial où je vous vois afilige trop mon àme · texte numérisé non relu

I.'éial où je vous vois afilige trop mon àme

l'.t je vous (lotme avis qu'on traiiit votre llainme.

ALr.ESTK.

C'est me montrer, madame, im tondre mouvement , Kl de pareils avis obligent un aniaiU.

AHSINOÉ.

Oui , toute mon amie , elle est et je la nomme Indigne d'asservir le cœur d'un galant homme ; Kl le sien n'a pour vous quede feintes doueeins.

ALCESTE

r.ela se peut, madame, on ne voit pas les cœurs; Mais votre cliarité se serait bien passée De jeter dans le mien une telle pensée.

AESINOÉ.

.Si vous ne voulez pas ftre désabusé, Il faut ne vous rien dire; il est assez aisé.

ALCESTE

Non. Mais sur ce sujet , quoi que l'on nous expose, Les doutes sont fâcheux plus que toute autre chose ; Kt je voudrais, pour moi, qu'on ne me fit savoir Que ce qu'avec clarté l'on peut me fiiire voir.

ARSINOÉ

l'.li bien ! c'est assez dit ; et, sur cette matière.

Vous allez recevoir une pleine lumière.

Oui , je veux que de tout vos yeux vous fassent foi.

llonnez-moi seulement la main jusque chez moi ;

Kn je vous ferai voir une preuve (idèle

De l'infidélité du cœur de votre belle;

lU si pour d'autres yeux le vôtre peut briller ,

On pourra vous offrir de quoi vous consoler.

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