‹ Œuvres complètes de Molière avec des notes de tous les commentateursChapitre 611 sur 1284 · GÉRONTE, SGANARELLE, JACQUELINE · texte numérisé non relu

GÉRONTE, SGANARELLE, JACQUELINE

SGANABELLE.

( à Jacqueline ) ( à Géronte. )

Doucement, vous. Monsieur, voilà une nourrice à laquelle il faut que je fasse quelques petits remèdes.

JACQUELINE

Qui? moi? Je me porte le mieiLX du monde.

SGANARELLE

Tant pis, nourrice, tant pis. Cette grande santé est à craindre, et il ne sera pas mauvais de vous faire quelque petite saignée amiable , de vous donner quelque petit clystère dulcifiant.

GÉRONTE

ÎMais, monsieur, voilà une mode que je ne comprends point. Pourquoi s'aller faire saigner quand on n'a point de maladie?

SGANARELLE

11 n'importe , la mode en est salutaire ; et , comme on boit pour la soif à venir, il faut aussi se faire saigner pour la maladie à venir.

LE MÉDECIN i>L\LGRË LUI, ACTE II, SCÈNE IX.

JACQUELINE, en s'en allant.

Ma fl, je me moque de ça, et je ne veux point faire de mon corps une boutique d'apothicaire.

SGANARELLE

Vous êtes rétive au.x remèdes ; mais nous saurons vous soumettre à la raison.

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