‹ Œuvres complètes de Molière avec des notes de tous les commentateursChapitre 617 sur 1284 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

S6ARABELLE

Comment ! un rustre comme cela ! un homme qui vous observe toujours, et ne veut pas que personne vous parle !

JACQUELINE

Hélas ! vous n'avez rian vu encore ; et ce n'est qu'un petit échantillon de sa mauvaise himeur.

SGANABEI.LE.

Est-il possible? et qu'un homme ait l'jime assez basse pour maltraiter une personne comme vous ? Ail! que j'en sais, belle nourrice, et qui ne sont pas loin d'ici , qui se tiendraient heureux de baiser seulement les petits bouts de vos pelons! Pourquoi fautil qu'une personne si bien faite soit tombée en de telles mains! et qu'un franc animal, un brutal, un stupide, un sot... Pardonnez-moi, nourrice, si je parle ainsi de votre mari...

JACQUELINE

Eh I monsieu , je sais bian qu'il mérite tous ces noms-là.

SGANAaELLE.

Oui, sans doute, nourrice, il les mérite, et il mériterait encore que vous lui missiez quelque chose sur la tête, pour le punir des soupçons qu'il a.

JACQUELINE

Il est bian vrai que si je n'avais devant les yeux que son intérêt, il pourrait m'obliger à queuque étrange chose.

SGANARELLE

Jfa foi , vous ne feriez pas mal de vous venger de lui avec quelqu'un. C'est un homme , je vous le dis , qui mérite bien cela ; et si j'étais assez heureux , belle nourrice, pour être choisi pour...

{Dans le temps que Sganarelle tend les bras pour embrasser Jacqueline , Lticas passe sa télé par-dessous , el se met entre eux deux. Sganarelle et Jacqtteline regardent Lucas , et sortent chacun de leur côté.)

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