‹ Œuvres complètes de Molière avec des notes de tous les commentateursChapitre 616 sur 1284 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

(Le théâtre change, et représente, comme au second acte, une ctiambre de la maison de Gérante.)

JACQUELINE, SGANARELLE; LUCAS, dans kfond du théâtre.

SGANABELLE.

Voici la belle nourrice. Ah ! nourrice de mon cœur, je suis ravi de cette rencontre ; et votre vue est la rhubarbe, laçasse, et le séné, qui purgent toute la mélancolie de mon âme.

JACQUELINE

Par ma Ogué , monsieu le médecin , ça est trop bian dit pour moi , et je n'entends rian à tout votre latin.

SGANABELLE.

Devenez malade , nourrice , je vous prie ; devenez malade pour l'amour de moi. J'aurais toutes les joies du monde de vous guérir.

JACQUELINE

Je sis votre sarvante ; j'aime bian mieux qu'an ne me garisse pas.

Que je vous plains , belle nourrice, d'avoir un mari jaloux et fâcheux comme celui que vous avez!

JACQUELINE

Que velez-vous, monsieu ? C'est pour la pénitence de mes fautes ; et là où la chèvre est liée , il faut bian qu'aile y broute.

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