MÉLICERTE, CORINNE
MÉLICEBTE.
Ah! Corinne, tu viens de l'apprendre de Stelle, Et c'est de Lycarsis qu'elle tient la nouvelle .'
COBINNE.
Oui.
MÉLICEBTE.
Que les qualités dont Myrtil est orné Ont su toucher d'amour Eroxène et Daphné .'
COBISNE.
Oui.
MELICEBTE.
Que pour l'obtenir leur ardeur est si grande , Qu'ensemble elles en ont déjà fait la demande.' Et que, dans ce débat , elles ont fait dessein De passer , dès cette heure , à recevoir sa main ? Ah ! que tes mots ont peine à sortir de ta bouche! Et que c'est faiblement que mon souci te touche !
COBINNE.
Mais quoi ! Que voulez-vous? C'est là la vérité , Et vous redites tout comme je l'ai conté.
MÉLICEBTE.
Mais comment Lycarsis reçoit-il cette affaire?
COBIXNE.
Comme un honneur, je crois, qui doit beaucoup lui MÉLICEBTE. [plaire.
Et ne vois-tu pas bien , toi qui sais mon ardeur. Qu'avec ces mots , hélas ! tu me perces le cœur ?