‹ Œuvres complètes de Molière avec des notes de tous les commentateursChapitre 817 sur 1284 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

HARPAGON. UN CO^^IMIS-SAIRE.

LE COMMISSAIRE

Laissez-moi faire; je sais mon métier. Dieu merci. Ce n'est pas d'aujourd'hui que je me mêle de découvrir des vols; et je voudrais avoir autant de sacs de mille francs que j'ai fait pendre de personnes.

HARPAGON

Tous les magistrats sont intéressés à prendre cette affaire en main ; et si l'on ne me fait retrouver mon argent , je demanderai justice de la justice.

L'AVARK, ACTE V, SCÈNK II.

LK COMMISSAinE.

il faut faire toutes It's poursuites requises. Vous dites qu'il y a\;iil dans cette cassette...

IIAKPAOON.

Dix mille ccus bien comptés.

LE COMMISSAIRK.

Dix mille (!cus!

Dix mille écus.

LE COMMISSAIRE

Le vol est considérable!

HARPAGON

11 n'y a point de supplice assez grand pour l'éiiormilé de ce crime; et s'il demeure impuni , les ciioses les plus sacrées ne sont plus en sûreté.

LE COMMISSAIRE

En quelles espèces était cette somme ?

HARPAGOM.

En bons louis d'or et pistoles bien trébuchantes.

LE COMMISSAIRE

Qui soupçonnez-vous de ce vol ?

HARPAGON

Tout le monde; et je veu.\ que vous arrêtiez prisonniers la ville et les faubourgs.

LE COMMISSAIRE

Il faut, si vous m'en croyez, n'effaroucher personne, et tâcher doucement d'attraper quelques preuves, aCn de procéder après, parla rigueur, au recouvrement des deniers qui vous ont été pris.

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