SCÈNE VII
MONSIEUR ET MADAIME DE SOTENYILLE, CLITANDRE, GEORGE DANDIN, CLAU- DINE.
MADAME DE SOTENVILLE , à George Dandin.
Allez , vous ne méritez pas l'honnête femme qu'on vous a donnée.
CLAUDINE
Par ma foi ! il mériterait qu'elle lui fît dire vrai : et si j'étais en sa place, je n'y marchanderais pas. ( à Clitandre.) Oui, monsieur, vous devez, pour le punir, faire l'amour à ma maîtresse. Poussez, c'est moi qui vous le dis ; ce sera fort bien employé; et je m'offre à vous y servir, puisqu'il m'en a déjà taxée.
( Claudine sort.)
MONSIEUR DE SOTENVILLE.
Vous méritez, mon gendre, qu'on vous dise ces flioses-là ; et votre procédé met tout le monde contre vous.
MADAME DE SOTENVILLE.
Allez, songez à mieux traiter une demoiselle bien
' Par ironie, une bonne pièce, c'est-à-dire une pièce de monnaie fausse; et au ligure, tinc viéchante personne.
' Vieux mot que l'Académie n"a pas accueilli dans son dictionnaire , mais qui est encore en usage parmi le peuple. Il veut dire lin, rusé, adroit, égrillard. ( l'oyc: Ric.iif.let.)