‹ Œuvres complètes de Molière avec des notes de tous les commentateursChapitre 881 sur 1284 · M. DE POURCEAUONAC, ACTE I, SCÈNE X · texte numérisé non relu

M. DE POURCEAUONAC, ACTE I, SCÈNE X

l'apothica.ire.

Cela est vrai. A quoi bon tant barguigner " et tant tourner autour du pot? Il faut savoir vilement le court ou le long d'une maladie.

KBASTE.

Vous avez raison.

l'apotiiicaibe.

Voilà déjà trois de mes enfant.s dont il m'a fait l'honneur de conduire la maladie, qui sont morts en moins de quatre jours, cl qui, entre les mains d'un autre , auraient langui plus de trois mois. linASTE.

Il est bon d'avoir des amis comme cela. l'apothicaihe.

Sans doute. Il ne me reste plus que deux enfants , dont il prend soin comme des siens; il les traite et gouverne à sa fantaisie , sans que je me mêle de rien ; et, le plus souvent, quand je reviens de la ville, je suis tout étonné que je les trouve saignés ou purgés par son ordre.

ÉBASTE.

Voilà des soins fort obligeants.

l'apothicaire.

Le voici , le voici , le voici qui vient.

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