M. DE POURCEAUGNAC , ACTE II, SCÈNE VII
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OBONTE.
Je voudrais bien savoir, monsieur de Pourceaugnac, par quelle raison vous venez...
JULIE s'approche de M. de Pourceaugnac , le regarde d'un air languissant , et lui veut prendre la main.
Que je suis aise de vous voir ! et que je brûle d'impatience!...
OBONTE.
Ah! ma ûlle, ôtez-vous de là , vous dis-je.
MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, à part.
Oh! oh ! quelle égrillarde!
OBONTE.
Je voudrais bien, dis-je, savoir par quelle raison , s'il vous plaît , vous avez la hardiesse de...
{Julie continue le même jeu. )
MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, à part.
Vertu de ma vie !
ORONTE, à Julie.
Encore! Qu'est-ce à dire, cela?
JULIE
Ne voulez-vous pas que je caresse l'époux que vous m'avez choisi.'
OBONTE.
Non. Rentrez là dedans.
JULIE
Laissez-moi le regarder.
OBONTE.
Rentrez, vous dis-je.
JULIE
Je veux demeurer là , s'il vous plaît.
ORONTE
Je ne veux pas, moi; et, si tu ne rentres tout à l'heure, je...
JULIE
Eh bien , je rentre.
ORONTE
Ma fille est une sotte qui ne sait pas les choses.
MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, à part.
Comme nous lui plaisons !
OBONTE, à Julie , qui est restée après avoir fait quelques 2}as pour s'en aller.
Tu ne veux pas te retirer?
Quand est-ce donc que vous me marierez avec monsieur ?
OBONTE.
Jamais; et tu n'es pas pour lui.
JULIE
Je le veux avoir, moi , puisque vous me l'avez promis.
OBONTE.
Si je te l'ai prorais , je te le dépromets.
MONSIEUR DE POUBCEAUGNAC , à part.
Elle voudrait bien me tenir.
JULIE
Vous avez beau faire : nous serons mariés ensemble , en dépit de tout le monde.
ORONTE
Je vous en empêcherai bien tous deux , je vous assure. Voyez un peu quel vertigo lui prend.