‹ Œuvres complètes de Molière avec des notes de tous les commentateursChapitre 905 sur 1284 · I0.\SIEUR DE POURCEAUGNAC, SBRIGANI · texte numérisé non relu

I0.\SIEUR DE POURCEAUGNAC, SBRIGANI

MONSIEUB DE POUBCEAUGNAC.

Ah! je suis assommé! Quelle peine! Quelle maudite ville! Assassiné de tous côtés!

SBRIGAM.

Qu'est-ce, monsieur.' Est-il encore arrivé quelque chose.'

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC

Oui. Il pleut en ce pays des femmes et des lavements.

SBRIGANI

Comment donc?

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC

Deux carognes de baragouineuses me sont venues accuser de les avoir épousées toutes deux, et nie menacent de la justice.

SBEIGANI.

Voilà une méchante affaire ; et la justice, en rs pays-ci , est rigoureuse en diable contre cette sorte de crime.

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC- ^.j'^

Oui ; mais quand il y aurait information^ ajournement, décret, et jugement oiitenu par surprise, défaut et contumace, j'ai la voie de conflit de juridiction pour temporiser, et venir aux moyens de nullité qui seront dans les procédures.

SBRIGANI

Voilà en parler dans tous les termes; et l'on voit bien , monsieur, que vous êtes du métier.

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC

Moi! point du tout. Je suis gentilhomme.

SBRIGANI

Il faut bien , pour parler ainsi , que vous ayez étudié la pratique.

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC

Point. Ce n'est que le sens commun qui me fait juger que je serai toujours reçu à mes faits justificatifs, et qu'on ne me saurait condamner sur une simple accusation, sans un récolenient et confrontation avec mes parties.

SBRIGANI

En voilà du plus fin encore.

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