M. DE POURCEAUGNAC , ACTE III, SCÈNE I
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MONSIEUR DE POURCEAUGNAC
Ces iiiots-là me viennent sans que je les sache.
SBRIGANI
Il mesembleque le sens commun d'un gentilhomme peut bien aller à concevoir ce qui est du droit et de l'ordre de la justice, mais non pas à savoir les vrais termes de la chicane.
MONSIEUR DE POUBCEAUGNAC.
Ce sont quelques mots que j'ai retenus en lisant les romans.
SBRIGANI
Ah! fort bien!
MONSIEUR DE POURCEAUGNAC
Pour vous montrer que je n'entends rien du tout à la chicane, je vous prie de me mener chez quelque avocat, pour consulter mon affaire.
SBRIGANI
Je le veux, et vais vous conduire chezdeux hommes fort habiles; mais j'ai auparavant à vous avertir de n'être point surpris de leur manière de parler : ils ont contracté du barreau certaine habitude de déclamation qui fait que l'on dirait qu'ils chantent, et vousprendrezpour musique tout ce qu'ils vousdiront
MONSIEUR DE POURCEAUGNAC
Qu'importe comme ils parlent, pourvu qu'ils me disent ce que je veux savoir !