SCÈNE VII. — MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, SBRIGANI UN EXEMPT
SBRIGA^'I, à monsieur de Pouroeaugnac.
H faut lui donner de l’argent pour vous laisser aller. Faites vite.
MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, douuant de l'ait'eul à Sbrigani.
Ah ! maudite ville !
SDRIGANI.
Tenez, monsieur.
l'exempt.
Combien y a-t-il?
SMUIGANI.
En, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf, dix. l’exemp'i'.
Non ; mon ordre est trop exprès.
SBUIGANI , à l'excmpl qui vcnl s’en aller.
Mon Dieu! attendez, (a monsieur de Pouiccaugnac.) Donêchez-
donnez-lui-en encore autant. cpcuitz,
,, . monsieur de POURCEAUGNAC.
Mais..
».=»s MONSIEUR DE POUHCEAÜGNAC.
SBIUCAM.
^ Dépêchez-\ ous , vous dis-je, et ne perdez point de temps. \ ous auriez un grand plaisir quand vous seriez pendu !
MONSIEUR DE POLRCEAUCNAC.
Ah!
(11 donne encore de l’argenl à Sbrigani.)
SBRICAM , à l’exempl.
Tenez, monsieur.
l’exempt, à Sbrigani.
Il faut donc que je m’enfuie avec lui ; car il n’y auroil point ici de sûreté pour moi. Laissez-Ie-moi conduiir, et ne bougez d’ici.
SBRIGANI
Je vous prie donc d’en avoir un grand soin.
l’exempt.
Je vous promets de ne le point quitter que je ne l’aie mis en lieu de sûreté.
MONSIEUR de POUUCEAüGNAC, à Sbrigani.
Adieu. Voilà le seul honnête homme que j’aie troiné en cette ville.
SBRIG.ANI.
Ne perdez point de temps. Je vous aime faut, que je voudrois que vous fussiez déjà bien loin. (Seul.) Que le ciel te conduise! Par ma foi, voilà une grande dupe! Mais voici...