‹ Œuvres complètes de MolièreChapitre 269 sur 593 · ITALIENS · texte numérisé non relu

ITALIENS

UNE MUSICIENNE ITALIENNE fail le premier récit dool mici 1«

paroles ;

Di rigori armata il seno,

Contre Amor mi ribellai ;

Ma fui vinta in un baleno,

In mirar due vaghi rai.

Ahi! che résisté puoco Cor di gelo a stral di fuoco!

Ma si caro è ’I mio tormento, Doice è si la piaga mia ,

Ch’ il penare c ’l mio contente, E ’l sanarmi ê tirannia.

Ahi ! che più giova e piacc,

Quanto amor è più vivace!

Après l’air que la musicienne a chanté, deux Scaramouches, deux Trivelins et un Arlequin, représcnlent une nuit a la manière des comédiens italiens, en cadence. Un musicien italien se joint à la musicienne italienne, et chante avec elle les paroles qui suivent ;

' € Ah ! quelle folie de se plaindre de l’Amour avec lant de rigueur . de I eu- » l'anl ceiilil qui est la douceur même ! Ah ! quelle folie ! ah ! quelle folie.

> La douleur lourmcnle celui qui s’abandonne a la douleur : cl personne > meurl d'amour, si ce n’est celui <|ui ne sait pas aimer.

L’amuur esl une douce mort, quand on csl payé de retour ; et si nous ec » jouissons aujourd’hui, pourquoi la veux-lu iroiihlcr?

> Que l'amant sc l'éjOHisse, el adopte mon avis ; car lorsqu on désire,

» de trouver le iiioven. , , , . -...1

» Allons, allons, des Bios ; allons, de la danse. Gai, gai, gai ; la douleur u o n qu’une fantaisie. > (Auger.)

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