ITALIENS
UNE MUSICIENNE ITALIENNE fail le premier récit dool mici 1«
paroles ;
Di rigori armata il seno,
Contre Amor mi ribellai ;
Ma fui vinta in un baleno,
In mirar due vaghi rai.
Ahi! che résisté puoco Cor di gelo a stral di fuoco!
Ma si caro è ’I mio tormento, Doice è si la piaga mia ,
Ch’ il penare c ’l mio contente, E ’l sanarmi ê tirannia.
Ahi ! che più giova e piacc,
Quanto amor è più vivace!
Après l’air que la musicienne a chanté, deux Scaramouches, deux Trivelins et un Arlequin, représcnlent une nuit a la manière des comédiens italiens, en cadence. Un musicien italien se joint à la musicienne italienne, et chante avec elle les paroles qui suivent ;
' € Ah ! quelle folie de se plaindre de l’Amour avec lant de rigueur . de I eu- » l'anl ceiilil qui est la douceur même ! Ah ! quelle folie ! ah ! quelle folie.
> La douleur lourmcnle celui qui s’abandonne a la douleur : cl personne > meurl d'amour, si ce n’est celui <|ui ne sait pas aimer.
L’amuur esl une douce mort, quand on csl payé de retour ; et si nous ec » jouissons aujourd’hui, pourquoi la veux-lu iroiihlcr?
> Que l'amant sc l'éjOHisse, el adopte mon avis ; car lorsqu on désire,
» de trouver le iiioven. , , , . -...1
» Allons, allons, des Bios ; allons, de la danse. Gai, gai, gai ; la douleur u o n qu’une fantaisie. > (Auger.)