‹ Œuvres complètes de MolièreChapitre 301 sur 593 · SCÈNE IV. - CLÉOMÈNE, AGÉNOR, PSYCHÉ · texte numérisé non relu

SCÈNE IV. - CLÉOMÈNE, AGÉNOR, PSYCHÉ

CLÉOMÈNE

Deux amis, deux rivaux, dont l’imique souci Est d’exposer leurs jours pour conserver les vôtres.

PSYCHÉ

Puis-je vous écouter, quand j’ai chassé doux sœurs ?

Princes , contre le ciel pensez-vous me défendre?

Vous livrer au serpent qu’ici je dois attendre.

Ce n’est qu’un désespoir qui sied mal aux grands cœurs:

Et mourir alors que je meurs ,

C’est accabler une ame tendre Qui n’a que trop de ses douleurs.

AGÉNOU.

Un serpent n’est pas invincible :

Cadmus, qui n’aimoit rien, défit celui de Mars.

Nous aimons, et l’Amour sait rendre tout possible Au cœur (pii suit ses étendards,

A la main dont lui-même il conduit fous les dards.

Voulez-vous qu’il vous serve en faveur d'une ingrate

■Ces vers sont tl’milanl plus remannialilos,, qu'ils s’cloipncnl hcaucoup <ln genre de Corneille. Nous verrons ce pran.l poêle ciprinier b parsion de r amonr avec un cliarine qui clonno dans uii vieillard dont l'ame s'cloil nourrie d objets lulilinies.

Page 1