SCÈNE 111. - PSYCHÉ, soûle
Enfin, seule et toute à moi-même.
Je puis envisager cet affreux changement Qui , du haut d’une gloire extrême ,
-Me précipite au monument.
Cette gloire étoit sans seconde ;
L’éclat s’en répandoit jusqu’aux deux bouts du monde. Tout ce qu’il a de rois scmbloient faits pour m’aimer ; Tous leurs sujets, me prenant pour déesse, ni.
PSYCHÉ
Commençoient à m’accoutumer
Aux encens qu’ils m’offroient sans cesse;
Leurs soupirs me suivoient, sans qu’il m’en coûtât rien Mon ame restoit libre en captivant tant d’ames;
Et j’étois, parmi tant de flammes,
Reine de tous les coeurs et maîtresse du mien *.
O ciel ! m’auriez-vous fait un crime De cette insensibilité ?
Déployez-vous sur moi tant de sévérité,
Pour n’avoir à leurs vœux rendu que de l’estime?
Si vous m’imposiez cette loi ,
Qu’il fallût faire un choix pour ne pas vous déplaire. Puisque je ne pouvois le faire,.
Que ne le faisiez-vous pour moi?
Que ne m’inspiriez-vous ce qu’inspire à tant d’autres Le mérite, l’amour, et... Mais que vois-je ici?