‹ Œuvres complètes de MolièreChapitre 303 sur 593 · SCÈNE V. — L’AMOUR, en l'air · texte numérisé non relu

SCÈNE V. — L’AMOUR, en l'air

Allez mourir, rivaux d’un dieu jaloux ,

Dont vous méritez le courroux,

Pour avoir eu le cœur sensible aux mêmes charmes. Et toi, forge, Vulcain, mille brillants attraits Pour orner un palais

Où l’Amour de Psyché veut essuyer les larmes.

Et lui rendre les armes.

SECOND INTERMÈDE

La scène se change en une cour magnifique, ornée de colonnes de lapis, enrichies de figures d’or, qui forment un palais pompeux et brillant que l’Amour destine pour Psyché. Six Cyclopes, avec quatre Fées , y font une entrée de ballet, où ils achèvent en cadence quatre gros vases d’argent que les Fées leur ont apportés. Celte entrée est entrecoupée par ce récit de Vulcain, qu’il fait à deux reprises :

Di'|if'cln'7,, prcpaioz ces lieux

l’oiir le plus aimulile des dieux ;

Que chacun pour lui s'iiiléicsse ;

N’oiililiez rien des soins (pi'il faui.

Quand l'Amoui' prose,

On n'a jamais l'ail assez lôt.

l.'Amour ne vent point ([u’on-difTére;

Travaillez, InUcz-vons,

Frappez, rcdouldoz vos coups;

Que l'ardeur de lui plaire Fasse vos soins les plus iloux.

SECONn COUPI.ET.

Servez bien un dieu si charmanl;

11 se plaît dans l’empresseinenl ;

PSYCIlli.

Que cliacim pour lui s’inlércsset.

N’onblicz rie» de ce qu’il fuiil.

Quand l’Amour presse,

On n’a jamais lail assez tôt.

L’Amour ne veut point qu’on diffère; Travaillez, hâlez>vous,

Frappez, redoublez vos coups;

Que l’ardeur de lui plaire Fasse vos soins les plus doux.

FIN DU SECOND ACTE-

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