‹ Œuvres complètes de MolièreChapitre 306 sur 593 · SCÈNE II. - PSYCHÉ, scie · texte numérisé non relu

SCÈNE II. - PSYCHÉ, scie

Où suis-jc? et, dans un lieu que je croyois barbare, Quelle savante main a bâti ce palais ,

Que l’art, que la nature pare De l’assemblage le plus rare Que l’œil puisse admirer jamais?

Tout rit, tout brille, tout éclate Dans ces jardins, dans ces appartements.

Dont les pompeux ameublements N’ont rien qui n’enchante et ne flatte ;

Et, de quelque côlé que tournent mes frayeurs.

Je ne vois sous mes pas que de l’or ou des fleurs.

Le ciel auroit-il fait cet amas.de merveilles Pour la demeure d’un serpent?

Et lorsque, par leur vue, il amuse et suspend D(; mon destin jaloux les rigueurs sans pareilles, Veut-il montrer (|u’il s’en repent?

Non, non ; c’est de sa haine, en cruautés féconde, Le plus noir, le plus rude trait,

Qui, par une rigueur nouvelle et sans seconde. N’étale ce choix qu’elle a fait ‘ Colle sconc osl lie Molière, mais c’esl la dernière.

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