‹ Œuvres complètes de MolièreChapitre 33 sur 593 · SCÈNE V. - LA FLÈCHE, FROSINE · texte numérisé non relu

SCÈNE V. - LA FLÈCHE, FROSINE

LA FLECHE , sans voir Frosine.

L’aventure est tout à fait drôle ! Il faut bien qu’il ait quelque part un ample magasin de hardes ; car nous n’avons rien reconnu au mémoire que nous avons.

Hé! c’est toi, mon pauvre La Flèche! D’où vient cette rencontre ?

LA FLÈCHE

Ah ! ah ! c’est toi, Frosine? Que viens-tu faire ici?

FROSINE

Ce que je fais partout ailleurs : m’entremettre d’affaii-es, me rendre serviable aux gens , et profiter , du mieux qu’il m’est possible, des petits talents que je puis avoir. Tu sais que, dans ce monde, il faut vivre d’adresse , et qu’aux personnes comme moi le ciel n’a donné d’autres rentes que l’intrigue et que l’industrie.

LA FLÈCHE

As-tu quelque négoce avec le patron du logis?

FROSINE

Oui. Je traite pour lui quelque petite affaire , dont j’espère une récompense.

LA FLÈCHE

De lui? Ah! ma foi, lu seras bien fine, si lu en tires (|iielquc chose ; et je te donne avis que l’argent céans est fort cher.

‘ Dans Plante, Buclion va, comme Harpagon, faire dos visilcs cootinnclles a son argent.

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