SCÈNE V„ - VÉNUS, L’AMOUR; PSYCHÉ, tvam.me
VÉNUS
La menace est respectueuse;
Et, d’un enfant qui fait le révolté,
La colère présomptueuse.,.
l’amour.
Je ne suis plus enfant, et je l’ai trop été ;
Et ma colère est juste autant qu’impétueuse.
VÉNUS
L’impétuosité s’en devroit retenir ;
Et vous pourriez vous souvenir Que vous me devez la naissance.
l’amour.
Et vous pourriez n’oublier pas Que vous avez un cœur et des appas Qui relèvent de ma puissance ;
Que mon arc de la vôtre est l’unique soutien ;
Que sans mes traits elle n’est rien ;
Et que si les cœurs les plus braves En triomphe, par vous, se sont laissé traîner, Vous n’avez jamais fait d’esclaves Que ceux qu’il m’a plu d’enchaîner!
Ne me vantez donc plus ces droits de la naissance Qui tyrannisent mes désirs ;
Et, si vous ne voulez perdre mille soupirs.
Songez , en me voyant, à la reconnoissance ,
Vous qui tenez de ma puissance Et votre gloire et vos plaisirs.
VÉNUS
Comment l’avez-vous défendue.
Celte gloire dont vous parlez?
Comment me l’avez-vous rendue?
El, quand vous avez vu mes autels désolés,
Mes temples violés.
Mes honneurs ravalés,
Si vous avez pris part à tant d’ignominie. Comment en a-t-on v u punie Psyché, qui me les a volés?
Je vous ai commandé do la rendre charmée l)u plus vil de tous les mortels',
(^)ui ne daignât répondre à son ame enflammée Que par des rebuts éternels.
Par les mépris les plus cruels;
El vous-inème l’avez aimée '
' Vau.
Un vi) des morluix»