‹ Œuvres complètes de MolièreChapitre 382 sur 593 · ACTE II, SCÈNE XI. -i ,-:i · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE XI. -i ,-:i

GERONTE , de mci»c.

Et que, si jamais je l’allrape, je saurai me venger de lui.

SCAPIN

Oui.

CÉRONTE, remcUonl sa liomse dans sa poche et s’en allant.

Va, va vite requérir mon fils.

SCAPIN, eoui'ant après Ge'ronte.

Holà, monsieur.

GÉRONTE

Quoi?

SC.APIN

Où est donc cet argent?

GÉRONTE

Ne te l’ai-rje pas donné?

SCAPIN

Non, vraiment; vous l’avez remis dans votre poche.

CÉROTSTE.

Ah! c’est la douleur qui me trouble l’espril.

SCAPIN

.le le vois bien.

GÉRONTE

Que diable alloit-il faire dans cette galère! Ah! maudite galère! traître de Turc! à tous les diables*.

SCAPIN, seul.

Il ne peut digérer les cinq cents écus que je lui arrache; mais il n^st pas quitte envers moi ; et je veux qu’il me paie en une autre monnoie l’imposture qu’il m’a faile auprès de son fils.

‘ La scène de Cyrano de Bcrgcrae et celle de Molière ônl le même bnl, cl som iracces sur le même plan. Ccpcndanl elles diiïèrcnt par les détails, qui placent l'iinilatciir fort au-dessus de son modèle. (Aimé Marliiii)

Celle scène de la qalère, que Molière a rendue fameuse, a donné lieu à un mot plaisant de la célèbre Lecouvreur. Le comte de Saxe avail imaginé une galère sans rames et sans voiles, qui, .A l’aide d'un certain mécanisme, devait remonter la Seirie de Rouen à Paris en vingt-quatre benres. Il obtint un privilège d'après c certiticat de deux savants qui attestaient ta buulé de sa macbinc ; il se ruina en bais pour la faire vonslrnire et la mettre en élat d'aller; jamais il ne put eu venir à bout... Mademoiselle Lecouvreur, sa maîtresse, apprenant le mauvais succès de tant de dépenses, s'écria : Que diable allait-il faire dans cette galère f

(Geoffroy.)

LES FOURBERIES DE SCAIMN

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