‹ Œuvres complètes de MolièreChapitre 386 sur 593 · SCÈNE II. — GÉRONTE, SCAPIN · texte numérisé non relu

SCÈNE II. — GÉRONTE, SCAPIN

GÉRONTE

lié bien ! Scapiu, comment va l’affaire de mon fils?

SCAPIN

Votre fils, monsieur, est en lieu de sûreté; mais vous courez maintenant, vous, le péril le plus grand du monde, et je voudrois, pour beaucoup, que vous fussiez dans voire logis.

GÉRONTE

Comment donc?

SCAPIN

A l’heure que je parle, on vous cherche de foutes parts pour vous tuer.

GÉRONTE

Moi ?

SCAPIN

Oui.

GÉRONTE

Et qui?

SCAPIN

Le frère de cette personne ([u’Oclave a épousée. 11 croit que le dessein que vous avez de mettre votre fille à la place que lient sa sœur est ce qui vous pousse le plus fort à faire rom|)re leur mariage; cl, dans celte pensée, il a résolu hautement de décharger son désespoir sur vous, et de vous ôter la vie pour venger son honneur. Tous ses amis, gens d’épée comme lui, vous cherchent de Ions les côlés, et dt»mandent de vos nouvelles. J’ai vu même, deçà cl delà, des

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