SCÈNE II. — GÉRONTE, SCAPIN
GÉRONTE
lié bien ! Scapiu, comment va l’affaire de mon fils?
SCAPIN
Votre fils, monsieur, est en lieu de sûreté; mais vous courez maintenant, vous, le péril le plus grand du monde, et je voudrois, pour beaucoup, que vous fussiez dans voire logis.
GÉRONTE
Comment donc?
SCAPIN
A l’heure que je parle, on vous cherche de foutes parts pour vous tuer.
GÉRONTE
Moi ?
SCAPIN
Oui.
GÉRONTE
Et qui?
SCAPIN
Le frère de cette personne ([u’Oclave a épousée. 11 croit que le dessein que vous avez de mettre votre fille à la place que lient sa sœur est ce qui vous pousse le plus fort à faire rom|)re leur mariage; cl, dans celte pensée, il a résolu hautement de décharger son désespoir sur vous, et de vous ôter la vie pour venger son honneur. Tous ses amis, gens d’épée comme lui, vous cherchent de Ions les côlés, et dt»mandent de vos nouvelles. J’ai vu même, deçà cl delà, des