‹ Œuvres complètes de MolièreChapitre 389 sur 593 · i LES FOUnBEHIES DE SCADIN · texte numérisé non relu

i LES FOUnBEHIES DE SCADIN

meule; moi li fouloii- pas grande chose à lui. L’est seulcmenle pour lui donnairun petite régale sur le dos d’un douzaine de coups de bâtonne, et de Irois ou quatre petites coups d’épée au Irafers de son poitrine. » .le vous assui'c monsieur, que je ne sais pas où il est. « 11 me semblé que ji foi remuair quelque chose dans sti sac. » Pardonnezmoi , monsieur. « Li est assurément quelque histoire là-lc- (ans. » Point du tout,, monsieur. « .Moi l’avoir enfie de tonner un coup d’épée dans sti sac. » Ah! monsieur, gardez- \ous-en bien. « Montrc-le-moi un peu, fous, ce que c’étre la.,» iout beau, monsieur. « Quement, tout beau! » Vous n avez que faire de vouloir voir ce que je porte. « Et moi , je le fouloir voir, moi. » Vous ne le verrez point. « Ah! que de badinemente. » Ce sont hardes qui m’appartiennent. « Montre-moi, fous, te dis-je. » Je n’en ferai rien. « Toi ne faire rien? » Non. « Moi pailler de sle bâtonne dessus les épaules de loi. » Je me moque de cela. « Ah ! loi faire le

Il oie ! » (Doiuianl des coups de bâton sur le sac, cl criant comme s’il les rerevoit.)

Ahi, ahi, ahi! Ah! monsieur, ah, ah, ah, ah. « Jusqu’au refoir : l être là un petit leçon pour li apprendre à loi à parler insolentemente. » Ah ! peste soit du haragouineiix ! Ah.

GriiONTlî , sorlaul sa tète du sac.

-Vh! je suis roué.

SC.VPI.X.

Ah ! je suis mort.

GKKONTE.

Pourquoi diantre faut-il qu’ils frappent sur mon dos?

SCAPIN , lui reinellaiu la tète dans le sac.

Prenez garde; voici une demiHlouzainc de soldats tout ensemble. (Contrefaisant la vol^de plusieurs personnes.) <i .VlloilS , tâchons a trouver Lérontc, cherchons partout. N’épargnons point nos pas. Courons toute la ville. N’oublions aucun lieu. Visitons tout. Furetons de tous les cédés. Par où irons-nous? Touillons par là. Non, par ici. A gauche. A droite. Nenni. Si fait. Il (A Geronle, avec sa voix ordinaire.) Cacliez-VOUS bien.

Il Ah! camarades, voici son valet. Allons, coquin, il faut que tu nous enseignes où est ton maitre. n lié! messieurs, ne 'me mallraitez point. « .MIoiis, dis-iious où il est. Parle. Hàle-toi. Expédions. Dé|K'che vile. Tôt. » lié! messieui’s ,

doucemenl . (Gcronle met ilouceniciit la tèlc hors du sac, et ap 'içoit la fouriieric de Scapiii.) ii Si lu lie nous fais irouver ton maitro tout à

Page 1