‹ Œuvres complètes de MolièreChapitre 413 sur 593 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

JULIE

Mon Dieu! madame!

Oh! madame!

JULIE

Oh! madame!

LA COMTESSE

Hé ! madame !

JULIE

Hé! madame!

LA COMTESSE

Hé ! allons donc, madame !

JULIE

Hé! allons donc, madame!

LA COMTESSE

Je suis chez moi, madame. Nous sommes demeurées d’accord de cela. Me prenez-vous pour une provinciale, madame?

JULIE

Dieu m’en garde, madame*!

SCÈNE VIII. — LA COMTESSE, JULIE; ANDRÉE, apportar.t un verre d’eau ; CRIQUET.

LA COMTESSE , à Andrée.

Allez, impertinente : je bois avec une soucoupe. Je vous dis que vous m’alliez quérir une soucoupe pour boire.

Criquet, qu’est-ce que c’est qu’une soucoupe?

CRIQUET

Une soucoupe?

ANDRÉE

Oui.

CRIQUET

Je ne sais.

LA COMTESSE, à Andrée.

Vous ne vous grouillez pas*?

■ Julie est semblable & Élise de la Critique de l'École des Femmes. Celle-ci a pareillement, el dans la même intention, un débat de civilité avec la précieuse Climène. Elles se disent vingt lois, ah! madame! oh! madame! comme ici Julie et la comtesse. (Auger.)

’ C’est-à-dire : nous ne bouges pat.

LA COMTESSE D’ESCARBAGNAS

ANDRÉE

Nous ne savons tous deux, madame, ce que c’est qu’une soucoupe.

Page 1