SCÈNE IV. - BÉLISE, CLITANDRE
Souffrez, pour vous parler, madame, qu’un amant Prenne l’occasion de cet heureux moment.
Et se découvre à vous de la sincère flamme...
BÉLISE
Ah ! tout beau : gardez-vous de m’ouvrir trop votre ame. Si je vous ai su mettre au rang de mes amants. Contentez-vous des yeux pour vos seuls truchements.
Et ne m’expliquez point , par un autre langage ,
Des désirs qui , chez moi, passent pour un outrage. Aimez-moi, soupirez, brûlez pour mes appas;
Mais qu’il me soit permis de ne le savoir pas.
Je puis fermer les yeux sur vos flammes secrètes.
Tant que vous vous tiendrez aux muets interprètes;
Mais, si la bouche vient à s’en vouloir mêler,
* A ccKe f'poqiic, les galeries du Palais de Jasiiee oITraient le spectacle aoimd que prcscnleoiijourd'hui le Palais-Royal. Celait le rendez-vous à la mede. Corneille a fait uno comédie en cinq actes sous le titre de Galerie du PaXait.
(Aimé Narlin.)