ACTE IV, SCÈNE II
Et, sans faire de tort à vos beaux sentiments*.
Je vois que, dans le monde, on suit fort ma méthode.
Et que le mariage est assez à la mode.
Passe pour un lien assez honnête et doux.
Pour avoir désiré de me voir votre époux.
Sans que la liberté d’une telle pensée Ait dû vous donner lieu d’en paroi tre offensée.
AUMAXDF.
Hé bien ! monsieur, hé bien ! puisque, sans m’écouler. Vos sentiments brutaux veulent se contenter;
Puisque, pour vous réduire à des ardeurs fidèles, ,
Il faut des noeuds de chair, des chaines corporelles.
Si ma mère le veut, je résous mon esprit A consentir pour vous à ce. dont il s’agit.
CUT^NDRE,
11 n’est plus temps, madame; une autre a pris la place; Et, par un tel retour, j’aurois mauvaise grâce De maltraiter l’asile et blesser les bontés Où je me suis sauvé de toutes vos fiertés.
'PHILAVIINTE.
Mais enfin, comptez-vous, monsieur, sur mon suffrage, Quand vous vous promettez cet autre mariage?
Et, dans vos visions, savez-vous, s’il vous plaît.
Que j’ai pour Henriette un autre époux tout prêt?
CLITANDRE
Hé ! madame, voyez votre choix, je vous prie ; Exposez-moi, de grâce, à moins d’ignominie, s
Et ne me rangez pas à l’indigne destin De me voir le rival de monsieur Trissotin.
L’amour des beaux esprits, qui chez vous m’est contraire. Ne pouvoit m’opposer un moins noble adversaire.
H en est, et plusieurs, que, pour le bel esprit.
Le mauvais goût du siècle a su mettre en crédit;
Mais monsieur Trissotin n’a pu duper personne,'
Et chacun rend justice aux écrits qu’il nous donne.
Hors céans, on le prise en tous lieux ce qu’il vaut,
Et ce qui m’a vingt fois fait tomber de mon haut,'
C’est de vous voir au ciel élever des sornettes Que vous désavoueriez si vous les aviez faites.
Vai».
El <an< faire de lorl à vo« boni seiilimenli.
LES FEMMES SAVANTES
PHILAMINTE
Si VOUS jugez de lui tout autrement que nous,
C’est que nous le voyons par d’autres yeux que vous,