SCÈNE IV. - TRISSOTIN, PHILAMINTE, CLITANDRE, ARMANDE, JULIEN
JULIEN
Le savant qui tantôt vous a rendu visite,
Et de qui j’ai l’honneur d’être l’humble valet,
Madame, vous exhorte a lire ce billet.
PHILAMINTE
Quelque important que soit ce qu’on veut que je lise, Apprenez, mon ami, que c’est une sottise De se venir jeter au travers d’un discours;
Et qu’aux gens d’un logis il l'aut avoir recours,
Afin de s’introduire en valet qui sait vivre.
JULIEN
Je noterai cela, madame, (^ins mon livre.
PHILAMINTE lit.
U Trissotin s’est vanté, madame, qu’il épouseroit votre fille. » Je vous donne avis que sa philosophie n’en veut qu’à vos 1) richesses, et que vous ferez bien de ne point conclure ce » mariage, que vous n’ayez vu le poème que je compose Il contre. lui. En attendant cette peinture, où je prétends vous 1) le dépeindre de toutes ses couleurs, je vous envoie Horace, I) Virgile, ïércnce, et Catulle, où vous verrez notés en marge Il tous les endroits qu’il a pillés. »
Voilà sur cet hymen que je me suis promis.
Un mérite attaqué do beaucoup d’ennemis;
Et ce déchaînement aujourd’hui me convie A faire une action qui confonde l’env ie,
' Uiins coU« scéiip, Molicio ciil l’arl a’iiiU'resscr la caiir au suice> il'uii (wua ’C conirc Icqtitl il jiicvoyail que licaueoiip do gens iioiirraicnl se dccliaiiiur. Viiniiie des pallies iiitêicssces ii'osa laite un mmiveiuonl. Colin, .HKiiquc honoié de riiiniiié d’une princesse, cl de celle de pliisicnrs femmes considérablcsi ne vil persunne s'élever eu sa Livcur. (Brel.)