ACTE I, SCÈNE IV. 59ü
ANGÛUQUE.
El qu’il fit tout cela de la meilleure grâce du monde?
TOINETTE
Oh ! oui.
ANGÉLIQUE
Ne Irouves-tu pas, Toinette, qu’il est bien fait de sa personne ?
TOINETTE
Assurément.
ANGÉLIQUE
Qu’il a l’air le mèilleur du monde?
TOINETTE
.Sans doute.
angélique.
Que ses discours, comme ses actions, ont queloue chose do noble?
toinette.
Cela est sûr.
ANGÉLIQUE
Quoi! ne peut rien entendre de plus passionné que tout ce qu’il me dit?
toinette.
11 est vrai.
ANGÉLIQUE
Et qu’il n’est rien de plus fâcheux que la coutrarnte où 1 on me tient, qui bouche tout commerce aux doux empressements de cette mutuelle ardeur que le ciel nous inspire?
TOINETTE
Vous avez raison.
ANGÉLIQUE
Mais, ma pauvre Toinette, crois-tu qu’il m’aime autant qu il me le dit?
toini;tte.
lié! hé! ces choses-là parfois sont un peu sujettes à caution. Les grimaces d’amour ressemblent fort à la vérité - et J ai vu de grands comédiens là-dessus. ’
ANGÉLIQUE
Ah! Toinette, que dis-tu là? flélas! de la façon seroit-il bien possible qu’il ne me dit pas vrai?
qu’il parle,
toinette.
En tout cas, vous en serez bientôt éclaircie ; et la résolu-
lÆ MALADE IMAGINAIRE.
lion où il vous écrivit hier qu’il étoitde>ous faire demander en mariage, est une prompte voie à vous faire eonnoître s’il vous dit vrai ou non. C’en sera là la bonne preuve.
.VNCÉLIQLE.
Ah ! Toinette, si celui-là me trompe, je ne croirai de ma vie aucun homme. [
TOINETTE
Voilà votre père qui revient. >j