‹ Œuvres complètes de MolièreChapitre 520 sur 593 · SCÈNE XI. — BÉLINE, dans la maison; ANGÉLIQUE · texte numérisé non relu

SCÈNE XI. — BÉLINE, dans la maison; ANGÉLIQUE

TOINETTE

BÉLINE.

Toinette !

TOINETTE, à Angélique.

^ oilà qu’on m’appelle. Bonsoir. Reposez-vous sur moi*.

‘ Dans un parallèle foit ingénieux enlre le Malade imaginaire et le Tartuffe, M. Pclitola indiqué, pour la première fois, plusieurs rapports entre la situation d'Argau et celle d'Orgon. Ces deux personnages sont égarés par leur faiblesse et leur crédulité ; tous deux ont une lillc qui doit être sacriliée; tous deux sont coutredits par une suivante qui exerce un grand empire dans la maison ; enlin tous deux sont mariés en secondes noces, cl ont un l'rerc lionnèle homme qui emploie divers moyens pour les ramoner à la raison. La situation est donc absolument la même. Pour lui donner de la nouveauté, il a suin à l'auteur de changer les passions dos personnages, de peindre d’antres ridicules, et de créer d’autres caractères ; c est ce qu il a fait d’une manière si heureuse, que jusqu’à co jour la ressemblance des deux situations avoit échappé à tous les commentateurs.

(Aime Martin.)

LE MALADE IMAGINAIRE

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