‹ Œuvres complètes de MolièreChapitre 523 sur 593 · SCENE 111. — POLICHINELLE, VIOLONS, derrière le llié.'Urc · texte numérisé non relu

SCENE 111. — POLICHINELLE, VIOLONS, derrière le llié.'Urc

l.r.S VIÜI.OÎSS conmienceiil un air.

1>0LICIIIN1'U.E.

Quelle imperliiieu'e liaemonio vienl inlereomprc ici ma voix !

LES VIOLONS continuant à jouer.

eOLICIIINELLE.

Paix là! laisez-vous, violons. Laissez-moi. me plaindre à mon aise des cniaiités de mon inexorable.

LES VIOLONS, de même.

POLICHINELLE

Taisez-voiis, vous dis-je; c’esl moi qui veux chanter.

LES VIOLONS

POLICHINELLE

Paix donc!

LES VIOLONS

POLICHINELLE

Ouais!

LES VIOLONS

POLICHINELLE

.Vhi!

Ab! vous ne me trompez pas!

Je sais par expérienee *

Qu’on ne trouve point en vous De constance ni de fidclilé.

Oli! combien est folle celle i|ui vous croit!

Ces regards langnirsants Ne m’inspirent point d’amour.

Ces soupirs ardents Ne m’enflamment point.

Je vous le jure sur ma fol. '■

Mallienrcnx galant !

Mon emur, insensible A voire plainte.

Vent lonjonrs rire:

Croyez-m’en ;

Je sais par expérience Qu’on ne irouve en vous Ni constance ni lidélilé.

Oli . conibien est lidic celle (pii vous croit.

LE MALADE IMAGINAIUE.

LES VIOLONS

rOLICIIINELLE.

Es (-ce pour rire?

LES VIOLONS

POLICHINELLE

Ail ! que de bruit!

LES VIOLONS

POLICHINELLE

Le diable vous empoidc !

LES VIOLONS

POLICHINELLE

J’enrage !

LES VIOLONS

POLICHINELLE

Vous ne vous tairez pas? Ah! Dieu soit loué!

LES VIOLONS

POLICHINELLE

Encore?

LES VIOLONS

POLICHINELLE

Peste des violons !

LES VIOLONS

POLICHINELLE

• La sotte musique que voilà!

LES VIOLONS

POLICHINELLE, chantant pour se mot|iier des violons.

La , la , la , la , la , la.

LES VIOLONS

POLICHINELLE , de même.

La , la , la , la , la , la.

LES VIOLONS

POLICHINELLE, Je même.

La , la , la , la , la , la.

LES VIOLONS

POLICHINELLE, (le même.

La, la, la, la, la, la.

PREMIER INTERMÈDE. 621

LKS VIOLONS.

POLICHINELLE , de môme.

I,a , la , la , la , la , la.

LES VIOLONS

POLICHINELLE

Par ma foi , cela me divertit. Poursuivez , messieurs les violons ; vous me ferez plaisir. (N’cniendam plus rien.) Allons donc, continuez, je vous en prie.

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